Procédures d’exorcisme

Si l’exorciste avait la certitude que la personne était réellement possédée, l’étape suivante était de procéder à un exorcisme. Par conséquent, il devenait impératif que l’exorciste détermine comment le mauvais esprit entrait dans le corps de l’affligé. Il n’y avait que deux façons dont une personne pouvait être possédée : la permission de Dieu pour que le démon entre dans le corps ou les incantations d’une sorcière incitant les démons à prendre possession.

Même si l’exorciste soupçonnait que la possession était le fait d’une sorcière, il lui était interdit de demander le nom du suspect, car cela reviendrait à obtenir l’aide du diable. La Sorbonne, en 1620, a proclamé que le témoignage des démons ne pouvait jamais être accepté. Les démons mentaient toujours, même sous l’influence d’un exorcisme.

Si après tous ces tests, l’exorciste estimait que les preuves étaient insuffisantes pour parvenir à une conclusion, il pratiquait un exorcisme général. Lorsque l’exorciste était enfin convaincu d’une possession réelle, il posait une série de questions au diable. La tâche la plus importante consistait à nommer le ou les démons qui torturaient la victime. Ce faisant, l’exorciste était en mesure d’avoir un contrôle sur lui, selon une théorie animiste primitive. En outre, la connaissance des démons pouvait aider au traitement et l’exorciste était autorisé à adapter spécialement l’exorcisme pour guérir la victime d’un démon particulier. D’autres questions portaient sur le nombre de démons qui possédaient la victime, la durée de leur séjour et la manière dont ils étaient entrés dans le corps. Ces questions faisant partie de l’exorcisme avaient lieu entre les prières.

Enfin, la pratique des exorcismes n’était pas à prendre à la légère. Certains garde-fous étaient pris, comme la présence de témoins, surtout concernant les femmes démoniaques, et des avertissements existaient pour mettre en garde l’exorciste de dire ou de faire quelque chose qui pourrait provoquer des pensées obscènes. L’exorciste doit aussi être parfaitement conscient qu’il se met en grand danger. Il doit être prêt à voir sa vie entière mise à nu par les connaissances paranormales du Diable.

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