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Discussion

Comme les caractéristiques cliniques de la quinsy et de la cellulite péri-amygdalienne sont similaires, l’aspiration à l’aiguille de la tuméfaction péri-amygdalienne confirme le diagnostic de quinsy ou de cellulite. L’aspiration à l’aiguille a été utilisée pour éviter une pénétration excessive dans le palais mou. La présence de pus confirme le diagnostic de la quinsie. Une incision appropriée est nécessaire au niveau du renflement le plus proéminent, qui doit être ouvert avec des pinces pour drainer le pus. Toutefois, si aucun pus n’est aspiré, le diagnostic de cellulite péritonéale ou de péritonillite est établi. Les médecins de famille ayant une formation et une expérience appropriées peuvent diagnostiquer et traiter la majorité des patients atteints de cette affection. En cas de complications ou de questions au cours du traitement, il convient de consulter un oto-rhino-laryngologiste.2

Chez ce patient, l’aspiration du matériel purulent était négative. Comme prévu, les symptômes cliniques se sont améliorés après l’intervention. Ceci est attribué à la libération de la tension et de la pression intégrées (dues à l’œdème des tissus mous) dans l’espace péri-amygdalien fermé en utilisant la méthode d’aspiration à l’aiguille. Cependant, que ce soit dans le cas d’une quinsie ou d’une cellulite, on commence à administrer des antibiotiques pour cibler les bactéries à Gram positif, le plus souvent le Streptococcus.3 La pénicilline est l’antibiotique de choix, sauf chez les patients allergiques à la pénicilline ou résistants à la pénicilline. Outre la benzylpénicilline intraveineuse, le co-amoxiclav peut être utilisé comme traitement de première intention.4 L’amygdalectomie à chaud (amygdalectomie pendant la crise de quinsie) était auparavant considérée comme le traitement de l’épisode de quinsie. Cependant, l’examen actuel montre qu’elle n’était pas le traitement de choix dans plus de 80 % des cas d’infection péri-amygdalienne.5 Sa popularité a diminué car elle était associée à un risque accru d’hémorragie et elle n’était pas rentable par rapport à l’amygdalectomie élective.

Dans les cas récurrents d’infection péri-amygdalienne, l’amygdalectomie est indiquée. Si le patient avait été diagnostiqué et traité à un stade précoce (cellulite au lieu d’abcès), la probabilité de recourir à une intervention chirurgicale pour le traitement aurait été légèrement moindre.4 La récurrence de l’infection péri-amygdalienne est possible même après une amygdalectomie, compte tenu de la physiopathologie de la maladie ; elle est toutefois rare6

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