Cowrie

Utilisation monétaireEdit

Les coquilles de cauris, en particulier Monetaria moneta, ont été utilisées pendant des siècles comme monnaie par les indigènes africains. Après les années 1500, cependant, elle est devenue encore plus courante. Les nations occidentales, principalement par le biais du commerce des esclaves, ont introduit d’énormes quantités de cauris maldiviens en Afrique. Le cedi ghanéen doit son nom aux cauris. Il y a plus de trois mille ans, les cauris, ou des copies de cauris, étaient utilisés comme monnaie chinoise. Ils étaient également utilisés comme moyens d’échange en Inde.

Le caractère chinois classique pour l’argent (貝) a pour origine le dessin stylisé d’un cauris des Maldives. Les mots et les caractères concernant l’argent, la propriété ou la richesse ont généralement ce radical. Avant la période du Printemps et de l’Automne, le cauris était utilisé comme un type de jeton commercial attribuant l’accès aux ressources d’un seigneur féodal à un vassal digne de ce nom.

Utilisation rituelleModification

Le peuple aborigène Ojibway en Amérique du Nord utilise des cauris qui sont appelés coquilles sacrées Miigis ou coquilles blanches dans les cérémonies Midewiwin, et le parc provincial Whiteshell au Manitoba, Canada, est nommé d’après ce type de coquille. On se demande comment les Ojibway ont fait pour obtenir ou trouver ces coquillages, si loin à l’intérieur des terres et si loin au nord, très loin de leur habitat naturel. Les récits oraux et les parchemins d’écorce de bouleau semblent indiquer que les coquillages étaient trouvés dans le sol ou échoués sur les rives des lacs ou des rivières. Le fait de trouver les cauris si loin à l’intérieur des terres pourrait indiquer leur utilisation antérieure par une tribu ou un groupe de la région, qui pourrait les avoir obtenus par le biais d’un vaste réseau commercial dans un passé ancien.

Au Brésil, à la suite de la traite atlantique des esclaves en provenance d’Afrique, les cauris (appelés búzios) sont également joués comme utilisés pour consulter les divinités Orixás et entendre leurs réponses.

Les cauris faisaient partie des dispositifs utilisés pour la divination par les astrologues Kaniyar Panicker du Kerala, en Inde.

Dans certaines régions d’Afrique, les cauris étaient des amulettes prisées, et on disait qu’elles étaient associées à la fécondité, au plaisir sexuel et à la chance.

Modification des bijoux

Les cauris sont également portés comme bijoux ou utilisés autrement comme ornements ou amulettes. Dans la culture Mende, le cauris est considéré comme un symbole de féminité, de fertilité, de naissance et de richesse. Sa face inférieure est supposée, par un auteur ethnographique moderne, représenter une vulve ou un œil.

Sur les îles Fidji, une coquille de cauris doré ou bulikula, Cypraea aurantium, était percée aux extrémités et portée sur une corde autour du cou par les chefs comme un insigne de rang. Les femmes de Tuvalu utilisent le cauris et d’autres coquillages dans l’artisanat traditionnel.

Jeux et jeux de hasardEdit

Les coquilles de cauris sont parfois utilisées de manière similaire aux dés, par exemple dans les jeux de société comme le Pachisi, l’Ashta Chamma ou dans la divination (cf. Ifá et les coutumes annuelles du Dahomey du Bénin). Un certain nombre de coquilles (6 ou 7 dans le Pachisi) sont lancées, celles qui atterrissent ouverture vers le haut indiquant le nombre réel lancé.

Au Népal, les cauris sont utilisés pour un jeu de hasard, où 16 pièces de cauris sont lancées par quatre parieurs différents (et des sous parieurs sous eux). Ce jeu est généralement joué dans les maisons et en public pendant le festival hindou de Tihar ou Deepawali. Dans ce même festival, ces coquillages sont également vénérés comme un symbole de la déesse Lakshmi et de la richesse.

AutreEdit

De grands cauris comme celui d’un Cypraea tigris ont été utilisés en Europe dans un passé récent comme un œuf à repriser sur lequel les talons de chaussettes étaient tendus. La surface lisse du cauris permet de positionner plus facilement l’aiguille sous le tissu.

Dans les années 1940 et 1950, les petits cauris étaient utilisés comme support pédagogique dans les écoles maternelles e.g compter, additionner, soustraire.

  • Une gravure de 1845 montre des cauris utilisés comme monnaie par un commerçant arabe.

  • Antiquités des Amérindiens, notamment des tribus de Géorgie (1873)

  • Des coquilles de cauris utilisées comme dés, montrant un jet de 3

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