Comparaison des phénomènes de sevrage après propranolol, métoprolol et pindolol

Trois groupes de patients hypertendus ont été étudiés après avoir reçu l’un des trois bêtabloquants pharmacologiquement différents pendant au moins 1 mois : pindolol, 10 mg deux fois par jour (n = 7), propranolol dose médiane, 80 mg trois fois par jour (n = 9), ou métoprolol, 150 mg (deux fois par jour (n = 8). Après le retrait brutal du médicament et son remplacement par un placebo, nous avons mesuré les éléments suivants au jour 0 et environ tous les 2 jours jusqu’à 3 semaines : sensibilité bêta-adrénergique (SBA) par la dose chronotrope d’isoprotérénol pour augmenter la fréquence cardiaque de 25 bpm (CD25), fréquence cardiaque et pression artérielle au repos, et symptômes. Toutes les valeurs sont des médianes. Au jour 0, le bêta-blocage a été mis en évidence par une augmentation des valeurs CD25 de 618 microgrammes pour le pindolol, 57 microgrammes pour le propranolol et 10 microgrammes pour le métoprolol, par rapport à 2,8, 2,4 et 3,0 microgrammes, respectivement, aux jours 14 à 21, qui ont été considérés comme la ligne de base ultime. Après l’administration de pindolol au jour 0, le CD25 a lentement diminué jusqu’à la ligne de base, sans jamais la dépasser, du 8e au 21e jour. En revanche, après le propranolol au jour 0, le CD25 a diminué significativement de deux à cinq fois par rapport à la ligne de base des jours 4 à 14 (BAS) et après le métoprolol de deux à trois fois par rapport à la ligne de base des jours 2 à 8. Après le pindolol, la fréquence cardiaque et la pression artérielle sont progressivement revenues à la ligne de base ultime, sans la dépasser. En revanche, pendant la période de BAS, on a observé un dépassement significatif de la fréquence cardiaque chez huit patients après le métoprolol (jour 0 = 61, pic = 88, ligne de base = 74) mais pas après le propranolol, tandis qu’un dépassement significatif de la pression artérielle s’est produit chez six des neuf patients après le propranolol (jour 0 = 140/87, pic = 157/95, ligne de base = 140/89) mais pas après le métoprolol. Les symptômes de sevrage (céphalées, palpitations et tremblements) sont survenus chez un patient sur sept après le pindolol, six sur neuf après le propranolol et trois sur huit après le métoprolol. Le degré et la durée du blocage des récepteurs bêta semblent liés à la puissance du médicament. Des phénomènes de sevrage sont survenus après le propranolol et le métoprolol, mais pas après le pindolol.